SCROLL

Rapport trimestriel – janvier 2026

Cher Client, Cher Partenaire,

Comme chaque trimestre, nous vous adressons notre lettre financière avec un double objectif : vous proposer une lecture claire et structurée de l’environnement économique et financier, et partager avec vous des clés de compréhension destinées à éclairer vos décisions patrimoniales sur le long terme. Au-delà des chiffres et de l’actualité immédiate, notre ambition demeure inchangée : vous aider à prendre du recul, à hiérarchiser l’information et à éviter les décisions dictées par l’émotion.

À la Une de cette lettre :

  1. Revue des marchés – 2025, une année performante mais chahutée.

L’année 2025 s’est soldée par des performances globalement positives sur les marchés financiers, en particulier sur les marchés actions, malgré un environnement marqué par une forte volatilité. Derrière des chiffres annuels favorables se sont succédé phases de panique, rebonds rapides, tensions géopolitiques, fluctuations de devises et rotations sectorielles. Cette alternance de chocs et d’euphorie rappelle combien la capacité à rester investi et discipliné fut déterminante pour les investisseurs.

Les mouvements de marché observés en 2025 illustrent parfaitement l’impact des émotions sur les décisions d’investissement. Peur lors des phases de correction, avidité lors des périodes de hausse : ces biais comportementaux conduisent souvent à des arbitrages défavorables et à une sous-performance à long terme. Chez Lifepartners, nous considérons que le risque ne se limite pas à la volatilité des marchés, mais réside avant tout dans la probabilité de ne pas atteindre ses objectifs dans l’horizon de placement défini.

Dans la continuité de notre démarche pédagogique, nous vous proposons ce trimestre un ouvrage de référence consacré à la volatilité des marchés et à l’investissement de long terme. A Random Walk Down Wall Street de Burton G. Malkiel rappelle, avec clarté et rigueur, que les marchés sont imprévisibles à court terme mais créateurs de valeur sur la durée pour l’investisseur patient et discipliné. Une lecture essentielle pour comprendre l’importance du temps et de l’intérêt composé dans la construction d’un patrimoine.

  1. Revue des marchés – 2025, une année performante mais chahutée.

Une année vient de s’écouler. C’est le moment des bilans, qu’ils soient personnels ou professionnels, et celui des bonnes résolutions pour cette année 2026.

Intéressons-nous à présent à l’évolution des marchés financiers. Le bilan patrimonial arrêté au 31 décembre 2025 revêt cette année une importance particulière, puisqu’il servira de point de référence pour le calcul de la nouvelle taxe sur les plus-values financières en Belgique.

À première vue, l’année 2025 peut satisfaire l’investisseur qui se contente d’observer les performances sur une base annuelle. Les marchés d’actions ont poursuivi leur progression tandis que les marchés obligataires se sont globalement stabilisés. Heureux, en effet, ceux qui regardent l’état de leurs avoirs une fois par an, au 31 décembre.

En 2025, l’indice MSCI World, représentatif des marchés actions mondiaux, affiche une performance de +21 % en dollars américains et de +6,8 % en euros. Du côté obligataire, l’indice Bloomberg des obligations d’État allemandes à maturité comprise entre 7 et 10 ans recule légèrement de 0,7 %, tandis que l’indice Bloomberg Euro Aggregate, regroupant les obligations d’entreprises, enregistre une progression de 3 %.

Derrière ces chiffres se cache toutefois une année particulièrement mouvementée, marquée par des surprises, des tensions géopolitiques et de nombreux retournements de situation. Une année durant laquelle il ne fallait en aucun cas agir sous le coup de l’émotion. La tentation de vendre lors des fortes corrections du printemps était grande, tout comme celle de sécuriser prématurément ses gains à l’automne. Pourtant, la stratégie la plus efficace est restée la plus simple : rester investi et garder son sang-froid.

Une image contenant texte, diagramme, capture d’écran, Police

Le contenu généré par l’IA peut être incorrect.Comme le montre le graphique ci-dessus, début avril, l’annonce par le président américain d’une forte hausse des droits de douane a déclenché une panique généralisée sur les marchés financiers. En quelques séances, les principaux indices mondiaux ont chuté de 20 à 25 %, les valeurs industrielles et exportatrices étant particulièrement pénalisées par la crainte de guerres commerciales à l’échelle mondiale. Sous la pression des marchés, ces hausses tarifaires ont finalement été reportées, renégociées ou partiellement abandonnées, entraînant un rebond aussi rapide que la baisse qui l’avait précédé.

À la fin du mois de juin, les inquiétudes liées aux droits de douane s’étaient dissipées et les marchés boursiers atteignaient de nouveaux sommets. À l’automne, de nouvelles sources de nervosité sont apparues, notamment en raison des fortes hausses enregistrées par les valeurs liées à l’intelligence artificielle, certains analystes évoquant même un risque de bulle sur ces segments. Des publications de résultats supérieures aux attentes ont néanmoins permis aux marchés actions de poursuivre leur progression.

L’écart de performance entre les marchés exprimés en dollars et en euros s’explique essentiellement par la forte baisse du dollar américain face à l’euro, de près de 12 % sur l’année. Ainsi, si l’indice MSCI World progresse de 21 % en dollars, sa performance se limite à 6,8 % pour un investisseur européen. Le même phénomène s’observe sur le marché américain : le S&P 500 progresse de 17,9 % en dollars, porté par les grandes valeurs technologiques, mais seulement de 3,9 % en euros.

Cette faiblesse du dollar explique en grande partie l’excellente performance des marchés européens en 2025. L’indice Stoxx Europe 600 progresse de près de 20 %, tandis que les indices allemand et belge affichent des hausses supérieures à 22 %. Le secteur financier européen, en particulier, signe sa meilleure performance depuis plus de vingt ans, suivi par les valeurs industrielles et de la défense.

Certains observateurs se sont étonnés de cette dynamique européenne, au regard des défis structurels auxquels le continent est confronté, tels que la désindustrialisation, la dépendance énergétique ou encore la dépendance vis-à-vis de la Chine pour certaines matières premières stratégiques. Selon de nombreux analystes, la hausse des marchés européens s’expliquerait davantage par des flux de capitaux quittant les États-Unis en raison de la faiblesse du dollar que par une amélioration significative des fondamentaux économiques.

Dans ce contexte, l’évolution des marchés financiers ne s’explique plus uniquement par les données macroéconomiques traditionnelles, mais aussi par les mouvements de capitaux orchestrés par quelques grandes sociétés de gestion devenues dominantes à l’échelle mondiale.

Parmi les actifs ayant le plus performé en 2025 figure l’or, qui a franchi en fin d’année la barre des 4 500 dollars l’once, un record historique. En dollars, l’once d’or progresse de 66 %, et de plus de 45 % en euros. Cette performance s’explique par son rôle de valeur refuge dans un contexte géopolitique incertain, par la faiblesse du dollar et par la forte demande de certaines banques centrales qui liquident notamment leurs stocks de dollars au profit de l’OR.

D’autres métaux, tels que l’argent, le cuivre ou le platine, ont également enregistré de belles performances. Les cryptomonnaies, en revanche, ont déçu sur l’année, avec des performances négatives malgré une adoption institutionnelle croissante.

Les marchés obligataires se sont montrés plus moroses. En 2025, les grandes banques centrales ont entamé un cycle de baisse de leurs taux directeurs. La Réserve fédérale américaine a ainsi réduit ses taux de 0,75 % au total, tandis que la Banque centrale européenne les a abaissés de 1 %. Malgré cela, les obligations d’État ont peu progressé et certaines, comme les obligations allemandes à moyen terme, ont même affiché des performances négatives.

Sur une période de cinq ans, la remontée progressive des taux a lourdement pesé sur la performance des portefeuilles obligataires. À l’inverse, les obligations d’entreprises ont mieux résisté, soutenues par la solidité des fondamentaux et par la recherche de rendement des investisseurs.

Une image contenant texte, diagramme, ligne, PoliceLe bilan de l’évolution des marchés financiers en 2025 met clairement en évidence combien il était essentiel de ne pas réagir à la volatilité des marchés. En d’autres termes, la maîtrise de ses émotions a constitué un facteur déterminant de succès pour l’investisseur.

Savoir gérer ses émotions est important dans de nombreux aspects de notre vie, qu’elle soit privée ou professionnelle, et cela l’est tout particulièrement dans la gestion d’un patrimoine. En finance, une incapacité à contrôler ses réactions émotionnelles conduit bien souvent à des décisions défavorables et à une détérioration de la performance à long terme, comme le montre le graphique.

La théorie financière traditionnelle repose sur l’hypothèse que les investisseurs sont rationnels, bien informés et qu’ils prennent systématiquement les meilleures décisions possibles. La finance comportementale, en revanche, rappelle que nous sommes avant tout des êtres humains, influencés par nos émotions, nos biais psychologiques et nos erreurs de raisonnement. Dans cette perspective, le prix d’un actif financier ne reflète pas toujours parfaitement sa « vraie valeur ».

Deux émotions dominent particulièrement le comportement des investisseurs : la peur et l’avidité. La peur, également appelée biais d’aversion aux pertes, correspond à la tendance naturelle de l’être humain à ressentir une perte de manière beaucoup plus intense qu’un gain équivalent. Ce mécanisme est profondément ancré dans notre cerveau, hérité de notre instinct de survie, qui nous pousse à éviter la douleur à tout prix. Ainsi, notre cerveau déteste perdre, même lorsque la perte est temporaire ou statistiquement normale.

Un exemple simple permet d’illustrer ce biais : préférez-vous perdre 2 000 euros avec certitude (situation A) ou avoir 80 % de chances de perdre 3 000 euros et 20 % de chances de ne rien perdre du tout (situation B) ? La majorité des personnes interrogées choisissent la situation B, alors même qu’elle est mathématiquement plus risquée.

De manière plus générale, des pertes importantes marquent durablement l’investisseur. Celui-ci devient alors réticent à certaines classes d’actifs, tandis que son aversion au risque tend à diminuer après des périodes de gains importants. Ce comportement est pourtant contradictoire avec une réalité fondamentale des marchés : un actif devient généralement plus risqué lorsque son prix augmente fortement, et moins risqué après une baisse significative.

Le véritable risque réside donc bien dans nos réactions émotionnelles face à la volatilité des marchés financiers. L’évolution des marchés boursiers en 2025 en apporte une illustration concrète : rester investi tout au long de l’année s’est avéré être la meilleure stratégie.

L’un de nos maîtres à penser, Warren Buffett, a d’ailleurs bâti une partie de son succès en tirant parti des erreurs émotionnelles des autres investisseurs. Pour lui, une baisse du prix d’un actif financier ne constitue une perte que si elle s’accompagne d’une détérioration durable du modèle économique de l’entreprise. À l’inverse, lorsque l’avantage compétitif demeure intact et que la capacité de génération de bénéfices est préservée, cette baisse représente une opportunité d’investissement. Son message est sans équivoque : « Be fearful when others are greedy, and greedy when others are fearful. »

S’éloigner de ses émotions, de ses a priori et de sa subjectivité constitue un principe fondamental chez Lifepartners. Ce n’est toutefois pas le seul. Trois autres principes nous tiennent particulièrement à cœur.

Le premier consiste à contrôler et, dans la mesure du possible, à réduire le niveau de risque défini par notre client. Pour les spécialistes des marchés financiers, le risque est souvent assimilé à la volatilité. Pour nous, de manière plus concrète, le risque correspond à la probabilité que le client ne récupère pas son capital dans l’horizon de placement qu’il s’est fixé.

Dans cette optique, nous privilégions non pas les gestionnaires les plus performants à court terme, mais ceux qui ont démontré, sur le long terme leur capacité à traverser les crises et à limiter les phases de baisse. Autrement dit, des gestionnaires capables de créer de la valeur sur le long terme tout en maîtrisant au mieux les aléas à court terme des marchés financiers.

Ce premier principe nous conduit naturellement au second : le long terme. La performance d’un portefeuille de valeurs mobilières ne s’évalue pas sur quelques mois, mais sur plusieurs années. Notre sélection de gestionnaires repose donc sur leur aptitude à générer une performance durable et régulière dans le temps.

Enfin, le troisième principe, et non des moindres, concerne le niveau global des frais. Nous négocions avec les gestionnaires sélectionnés, selon les deux principes précédents, les frais les plus bas possibles. À long terme, la réduction des coûts, combinée au mécanisme des intérêts composés, améliore sensiblement la performance nette des portefeuilles.

Publié pour la première fois en 1973, A Random Walk Down Wall Street est devenu au fil des décennies l’un des ouvrages de référence les plus lus et les plus respectés en matière d’investissement. Son auteur, Burton G. Malkiel, professeur d’économie à l’université de Princeton, y développe une idée à la fois simple et dérangeante : à court terme, l’évolution des marchés financiers est largement imprévisible, et même les professionnels les plus expérimentés peinent à battre durablement les marchés.

Une image contenant texte, livre, Police, affiche

Le contenu généré par l’IA peut être incorrect.Le titre du livre fait référence à l’image de la « marche aléatoire » : de la même manière qu’une personne avançant au hasard dans une rue ne peut prédire sa prochaine direction, les mouvements de marché à court terme échappent largement à toute anticipation rationnelle. Cette approche remet en question la croyance selon laquelle il serait possible de prévoir régulièrement les hausses et les baisses des marchés ou de sortir « au bon moment ».

À travers de nombreux exemples historiques et statistiques, l’auteur démontre que la volatilité n’est pas une anomalie, mais une caractéristique normale et permanente des marchés financiers. Les crises, corrections et phases de nervosité font partie intégrante du processus d’investissement et ne doivent pas être confondues avec une destruction durable de valeur.

Plus encore, le livre met en évidence que les tentatives répétées de « market timing » — c’est-à-dire chercher à entrer et sortir des marchés au bon moment — conduisent le plus souvent à une sous-performance. Les investisseurs qui quittent les marchés lors des phases de baisse prennent le risque de manquer les rebonds, souvent rapides et concentrés sur quelques séances clés, qui expliquent une part significative de la performance à long terme.

Parmi les enseignements majeurs que l’on peut retenir de cet ouvrage, quatre principes se dégagent clairement :

 
1/ Tout d’abord, la discipline et la patience constituent les véritables piliers de la réussite financière. Rester investi sur la durée permet de traverser les cycles économiques et de bénéficier de la capacité des marchés à créer de la valeur dans le temps.

2/ Ensuite, la diversification joue un rôle central : répartir ses investissements entre différentes classes d’actifs, zones géographiques et secteurs permet de réduire les risques spécifiques sans sacrifier le potentiel de rendement.

 3/ Troisièmement, la maîtrise des coûts est essentielle. Des frais trop élevés, même apparemment modestes, érodent fortement la performance sur le long terme et réduisent l’impact positif de l’intérêt composé.

4/ Enfin, le temps est l’allié le plus puissant de l’investisseur. Ce n’est ni la capacité à prédire les marchés ni l’intensité de l’activité qui est récompensée, mais la constance, la simplicité et la durée.

A Random Walk Down Wall Street s’inscrit ainsi parfaitement dans la philosophie d’une gestion patrimoniale de long terme. Il rappelle que la volatilité est le prix à payer pour espérer un rendement, et que l’intérêt composé ne récompense pas l’agitation, mais la persévérance. Une lecture essentielle pour replacer les marchés financiers dans une perspective rationnelle et durable, loin des émotions et du bruit ambiant.

Le début de l’année est marqué par une recrudescence des mouvements de marché, largement alimentée par l’imprévisibilité des annonces de Donald Trump et leurs implications économiques potentielles. Ces épisodes rappellent que la volatilité n’est pas un dysfonctionnement des marchés, mais bien une composante inhérente à leur fonctionnement. Plus que jamais, la discipline, le respect de l’horizon d’investissement et la cohérence de l’allocation priment sur toute tentative de réaction tactique à chaud, souvent coûteuse à long terme.

Cette réalité est parfaitement résumée par Warren Buffett à travers la citation retenue dans cette lettre : “The stock market is a device for transferring money from the impatient to the patient.” « Le marché boursier est un mécanisme qui transfère l’argent des investisseurs impatients vers les investisseurs patients. ».

Si vous vous interrogez sur la performance de vos placements, la cohérence de l’allocation de votre portefeuille, le niveau de risque effectivement assumé, les frais prélevés ou encore la qualité intrinsèque des solutions qui le composent, notre équipe se tient pleinement à votre disposition pour en discuter lors d’un rendez-vous dédié et vous accompagner dans une analyse approfondie et objective de votre situation patrimoniale.

Bien Cordialement

L’équipe Lifepartners.

Achevé de rédiger le 19 janvier 2026

Cette lettre ne constitue ni une publicité, ni une offre d’acheter ou de vendre, et n’est pas destinée à être livrée ou distribuée à un large public. L’information contenue dans ce document a été obtenue de sources considérées fiables mais Lifepartners n’en garantit ni l’exhaustivité, ni l’exactitude. Toutes les valeurs et cours sont repris de sources considérées comme fiables. Les opinions et estimations expriment notre jugement à la date du présent document et sont sujets à changement sans préavis.

Les investisseurs doivent être conscients que chaque produit d’investissement mentionné dans le présent document dispose de ses propres caractéristiques d’investissement et ne doit être envisagé qu’après une étude approfondie reprenant notamment une connaissance précise de son profil de risque et de son objectif d’investissement.

Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.  

Aucune partie de cette présentation ne peut être reproduite, copiée ou transmise (sous quelle forme que ce soit) sans l’accord préalable de Lifepartners. Tous droits réservés.

Accédez à toutes les informations concernant vos polices d’assurance-vie et vos placements !

 

Espace client

 

Votre courtier est toujours à portée de main !

Consultez vos polices d’assurance et communiquez avec nous.

Espace client
Les données personnelles fournies dans cet espace seront traitées conformément à la politique de confidentialité de Lifepartners Insurance & Solutions